Lez'arts en mer
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Des mots et des mets avec Eugène Savitskaya

 

Mercredi 2 avril à 20 heures, nous étions installés dans cette belle salle au décors rustique du théâtre Icare à Saint Nazaire, attablés devant des nappes à carreaux semblable à un damier noir et blanc, sur laquelle étaient posés couverts et assiettes .

Nous étions venues écoutés Eugène Savitzkaya, en résidence d’écrivain à St Nazaire.

J’avais lu un seul de ses livres « En vie ». J’avais aimé ces mots et m’étais souvent replongée dans ces courts récits qui racontent la vie quotidienne, la vie matérielle d’un homme au foyer dans une langue tellement poétique, tellement ciselée, qu’elle nous entraîne dans des  méandres bien plus profonds que ces gestes familiers ne le laisseraient présager.

 

Le bonhomme est arrivé, grand, mince, le visage doux et sans prétention.

Il s’est installé derrière un micro auprès de  Christophe Rouxel. Ce dernier nous a d’abord lu un extrait de  « Exquise Louise » et  ensuite, un long poème « contre l’homme » publié dans une revue littéraire dont Eugène a terminé la lecture.

La langue sonnait, claquait dans la salle. Les mots étaient comme des coups de poing et pourtant derrière cette musique de colère, on jubilait, on avait envie de rire parce que l’humour irradiait derrière l’explosion sonore. Merveilleux moment de partage dans une salle attentive. Tous reliés par ces sonorités.

Les assiettes se sont ensuite remplies de salade de chicons saupoudrés de spéculoos émiettés aux croquettes de crevettes et saint Jacques puis  d’une carbonade flamande à la bière belge.

 

Après ce délicieux repas aux accents liégeois, Eugène est venue répondre à nos questions. Nous avons appris que sa mère était polonaise, silencieuse et femme de ménage. Son père, russe, poète, philosophe, violent et mineur et que dans ces langues mêlées, dans cette enfance aux rives de plusieurs cultures, balloté entre deux histoires tragiques ponctuées par les blagues du père, la poésie a trouvé racine.

 

En réponse à une question sur le comment de ce poème  « contre l’homme ».  Et pour mieux nous faire comprendre, le poète a retiré sa veste, s’est installé au sol et a fait le poirier. Il a alors commencé à dire le poème car, ce poème se lit tête en bas, sachez-le !

Dans cette position, vous serez dans l’état de cet homme décrit dans le poème, comme lui, hommes et femmes, marchons tous tête en bas en dépit du bons sens.

A la fin, le poète aurait dû s’allonger pour décrire tous les maux qui empêchent l’homme de trouver le sommeil.

C’est en 1991, que ce poème a surgi au moment de la guerre du golfe devant le cynisme des commentaires journalistiques. On parlait alors de frappes chirurgicales et de guerre propre !

 

Eugène est un poète, un homme libre qui joue avec les mots pour nous faire partager ses coups de gueule mais aussi ses fulgurances de vie.

Il nous a parlé de la belle ville de St Nazaire avec son port où il fait si bon se promener : « pour  digérer tout ce que l’on voit »

 

Eugène travaille pour gagner sa croûte et déploie sa créativité en donnant des cours de littérature à l’école des Beaux-Arts de Liège.

 

En quittant le théâtre Icare, je me suis dit que tant qu’il y aurait des poètes, nous ne serions pas seuls. Des sentinelles veilleraient, éclaireraient notre nuit et nous rappelleraient combien nous ne sommes que vanité.

 

Merci Eugène Savitskaya pour cette belle soirée pleine d’étoiles !

 

Kyra Gomez

Lundi 28 octobre, Micheline Hecquard est venue à la librairie « Le bateau-livre » à Pénestin présenter ses trois livres : « DU XIXè auXXIè siècle,  des femmes entre soumission et rébellion », « Des hommes debout » et « Maman ! Maman !... Va-t-en ! » devant un public très attentif d’une quinzaine de personnes.

 

Micheline  Hecquard est une très jeune dame de 82 ans, très impliquée dans le mouvement associatif. Dans sa présentation du parcours de Micheline, Pascal Mucet, libraire au Bateau-livre, nous apprend  en souriant qu’elle a même été promue « l’homme de l’année » en janvier 1972 . A l’époque, dans son travail à la banque, l’idée que la réussite  soit le fait d’une femme n’était même pas envisageable.

 

Micheline nous a raconté son projet initial d’écrire pour transmettre, à ses enfants et petits-enfants,  des traces de ceux qui les avaient précédés. Ce sont des amis qui l’ont incitée à en faire des ouvrages pour le public. Et elle a découvert, avec bonheur, que le public y trouvait grand intérêt.

 

Car Micheline a un style, une écriture !  Elle ne s’est pas contentée d’énumérer des faits tels qu’on  les lui avait raconté, elle a su mettre en scène ses récits.

Micheline est  depuis longtemps et encore aujourd’hui, une fervente adepte des ateliers d’écriture. Elle a suivi la formation au cycle « Récits de vie »  chez Aleph avant d’entreprendre ce long travail.

Grâce à son talent, cette histoire familiale a pu devenir celle de tous. On s’y retrouve dans les récits qu’elle sait si bien raconter marquées par la grande histoire de  France entre la guerre 14/18 et la deuxième guerre mondiale.

« En regardant les photographies dont sont ponctuées les textes, on a l’impression d’ouvrir son propre album de famille » fait remarquer Pascal.

 

Micheline nous a ensuite parlé de son dernier livre, témoignage des souffrances psychologiques de sa fille aînée et plaidoyer pour plus d’écoute et d’attention envers les familles dans les établissements hospitaliers chargés de donner des soins psychiatriques.  Souvent, en France,   règne la loi du silence, en particulier quand le malade est un adulte,  les familles sont maintenues à distance et pratiquement  aucune aide n’est apportée pour supporter l’accompagnement d’un proche en grande souffrance.

 

Micheline nous a lu des extraits de ses trois livres avec une émotion qu’elle a su transmettre au public.

 

Elle a ensuite répondu avec beaucoup de précision et de gentillesse aux questions posées. J’ai été particulièrement touchée par la question d’une toute jeune adolescente qui lui a demandé si le fait d’avoir écrit ce livre l’avait aidé à supporter l’épreuve du suicide de sa fille.

 

Micheline recherche actuellement un éditeur pour son quatrième livre sur les maisons de sa vie. Elle écrit aussi des poèmes et des nouvelles  et a encore pleins de projets d’écriture dans son sac, en particulier des contes et histoires pour enfants. Je vous l’avais dit : « Micheline est une très jeune dame » toujours aussi entreprenante et pétillante.

 

C’était un très beau, un très grand moment que nous avons vécu ce lundi, tous réunis autour de cette histoire, celle de Micheline qui a bien voulu partager avec nous les bonheurs et les épreuves de sa vie ! Un grand merci à toi, Micheline Hecquard !


Kyra Gomez

 

Au domaine de Kerguéhénnec, je suis allée voir l’exposition de Ricardo Cavallo, peintre argentin qui vit à St Jean du Doigt dans le Finistère Nord depuis 2003 et c’est là, face à la mer qu’il pose son chevalet depuis maintenant neuf ans. J’ai été éblouie par son travail. Des toiles immenses installées dans les anciennes écuries du château. Une lumière se dégage de cet enchevêtrement de rochers, d’océan et de ciels. Sa technique originale de morcellement ( il peint  des panneaux de petit format sur le motif par groupe de 4 et ensuite assemble toutes ces parties) nous met en prise avec le temps qui passe et c’est peut-être ça qui bouleverse quand on se trouve face à cette œuvre ; Le temps visible dans ces ciels  renouvelés et ces marées changeantes. Car quel que soit le temps, sous la pluie, sous les féroces bourrasques qui balaient la côte, sous la violence du soleil  Ricardo peint, inlassablement, fidèle au poste, jour après jour pour saisir l’insaisissable. La présence de son regard sur cette nature sauvage a quelque chose de sublime, de transcendant. Je me suis sentie emportée par la vibration des couleurs comme il m’arrive peu souvent.

Un film montre Ricardo au travail  dans lequel il explique sa démarche, ses questionnements sur la peinture, sur l’existence, son besoin de transmettre. Vraiment, vraiment à ne pas manquer et en ce qui me concerne, j’y retourne avant le 29 décembre.

Vous pourrez aussi visiter les expositions de Jacques le Bruq et de Jean Jacques Dournon et toujours la collection Tal Coat.

 

GALERIE TEMPORELLE

 

Du 24 au 14 septembre 2013.

La galerie temporelle accueille Claire Chandelier artiste peintre.

L'artiste expose des oeuvres mêlant gravure, mine de plomb, gouache et acrylique.

Son théme de prédilection est la vie végétale mise en valeur par un dégradé de gris.

Nous avons aussi aimé  ses monotypes.

 

Un film de Robert COUDRAY

Avec Laurent Voiturin

Musique originale de Michel Laporte

Fred est un ancien ingénieur dégringolé dans la galère des rues. Un jour, le regard d’une petite fille le réveille dans sa dignité d’homme et de père déchu. Il va quitter ses compagnons de  squat  et  retrouver en  Bretagne une vieille  maison  héritée de  son  grand-père.  Mais la  maison n’est qu’un tas d’éboulis au  bord d’une carrière, paysage grandiose et isolé.

Nouveau Robinson, Fred va reconstruire sa maison en partant de rien, ou presque, créer un univers ingénieux et autonome, et par-là même, se reconstruire, retrouver une vie sociale, renouer des liens. Son changement progressif entraînera à distance celui de sa compagne de misère, Nina, qu’il a laissée loin de lui, dans les rues, et dont il est amoureux. Quant au passé, qu’il a tout fait pour fuir, il le rattrapera de manière inattendue…

Jusqu’à ce que tout bascule à nouveau dans le drame… Ou pas… Le destin est souvent cyclique, mais la possibilité de briser le cercle existe, et Fred a les clés  du bonheur entre ses mains.

 

Le film sera programmé en présence des membres de l'équipe du film le 13 Septembre à 21 heures. Une seconde projection aura lieu le 17 Septembre à 21 heures

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